 |  |  |  | | Published since: October 31, 2011 Last update: November 15, 2011 |
Support
Papier vergé, vergeures espacées d’environ 2.8 cm; filigrane vers le centre. Le papier fut autrefois relié-cousu. Une trace de pliure à son séchage.
Filigrane : plutôt net mais difficilement descriptible. Sur la gauche, une sorte de banane/croissant, avec deux volutes en partie sommitale faisant penser à un fourreau. Plus vers la droite, une lettrine calligraphiée comme un grand «s», avec circonvolutions l’approchant de l’esperluette. Filigrane non attribué.
Verso : deux légers cachets de collectionneur, et, au crayon à papier une proposition du décryptage du monogramme « vxqr », soit Vrbinas Xanto Quiritium Romae.
Un cerclage au crayon à papier pour cerner l’emplacement du filigrane.
Recto : Trois bustes en perspective cavalière; les deux premiers regardent l’auteur/spectateur. Le dernier semble en conversation vers notre droite avec des personnages invisibles pour nous, ce qui pourrait laisser penser que notre feuille n'est que la moitié de ce quelle fut.
La partie dessinée fait 20.9 X 19.0 cm. Bords inférieurs (sous la signature) très légèrement rognés ou pliés. Technique : plume et lavis sanguin, passé légèrement.
Commentaires et descriptions.
Si tout nous renvoie au XVIème siècle, le plus étonnant est la facilité que l’on a d’attribuer les deux premiers portraits : Leonardo da Vinci déjà âgé est le premier; le deuxième serait le roi de France François 1er dont on ne dit pas qu'il eût fait venir l'auteur présumé du dessin… À Fontainebleau. Les hypothèses demeurent pour le troisième portrait.
Le plus étonnant cependant est que ce magnifique dessin est signé ! À la manière All’Antica, la pancarte des légions romaines «spqr» (Senatus Populusque Quirinis Romae), notre auteur a substitué son monogramme … «À la façon de» … La Rome antique sur un cartouche. Or nous sommes en pleine Renaissance.
On proposera pour le monogramme «vxqr», l’interprétation suivante.
V pour l’initiale d’Urbino. Si Raphaël Santo ou Zanzio était originaire d’Urbino, la version latinisée de son non, Zanzio, ne pouvait se faire par l’initiale z, qui n’existait pas en latin. Donc il se fit par le x, glissement phonétique usuel du Z. Le «q» resterait tel quel, pour Quirinis, et le «r» de Romae, idem.
Car, en effet, le style de dessin renvoie parfaitement à la patte de Raphaël d’Urbin. On aurait donc l’interprétation suivante : Vrbino Xanto Quirites Romae, car Raphaël, originaire d’Urbin devint glorieusement ensuite citoyen de Rome, au point d’en être fier, puisqu’appelé par le pape.
Nous aurions ainsi un dessin de Raphaël, montrant pour le moins Léonard de Vinci !
Tout ce contexte justifiera le prix de l’œuvre ici proposée.
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