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Evolution ou mode en Art ?

Raymond Brizot Posted: september 11, 2012 / Modified: september 12, 2012
Evolution ou mode en Art ? Evolution ou mode dans l’Art

C’est une banalité de dire que de tout temps l’Art a évolué, il a ses «époques». Commencée avec l’art rupestre au fond des grottes, la peinture a pris forme à travers les portraits du Fayoun, les fresques de catacombes et les icônes. Les techniques évoluant de conserve, la peinture a explosé grâce aux primitifs italiens Alors l’huile a mobilisé l’attention des peintres tandis que l’exploitation des pigments les autorisait, dans l’ignorance de la chimie, à créer des œuvres à la fois magnifiques mais parfois fragiles.

Jusque là la peinture avait ses codes, essentiellement entachés de spiritualité où le signifiant constituait la règle absolue. Pas de représentation qui ne soit, avant tout rattachée à une inspiration divine ou de spiritualité. Précisément les primitifs italiens en sont le témoignage affirmé ainsi que l’iconographie orthodoxe qui se perpétue encore de nos jours et se prolonge dans ce qu’il est convenu d’appeler l’Art Sacré.

Cependant avec L’Art Moderne les références ont changé. Se libérant du mysticisme, les peintres ont mis l’accent sur des thèmes différents, laïcs, puis avec l’impressionnisme se sont engagés dans l’exploration de l’émotion ressentie à propos du thème choisi. Avec l’invention de la photographie les peintres se sont libérés du devoir de « rendre compte », d’immortaliser pour se préoccuper de mieux en mieux de l’intériorité et de l’émotion vécue. Alors cette libération de l’exigence du souci de la forme a débouché sur le non figuratif et l’abstrait, offrant toute la place au ressenti du regardant qui peut projeter sa propre vision, sa propre interprétation à la mesure de son bagage culturel personnel.

On pourrait penser que ce point d’aboutissement est merveilleux puis qu’il autorise une multitude de choix quand à la technique que peut choisir le peintre créateur dans le respect de cette assertion « ce qui est beau est beau » et puisque, comme disait Kant « le beau est ce qui plait universellement, sans concept ».
Les musées les pinacothèques et les grandes expositions sont là pour nous rappeler tout cela, avec éloquence…

Malheureusement, en raison du mercantilisme ayant accompagné l’évolution de nos sociétés, cette avancée qui s’égrenait au rythme des époques avec une ferveur constante, a débouché sur la notion de mode. Et malheureusement la mode est accompagnée par le snobisme et lorsque le snobisme se double d’avidité notre rapport à l’Art s’en trouve faussé. Le public regardant et même les artistes sont ainsi prisonniers des choix imposés par des considérations uniquement mercantiles. Les galeristes en sont arrivés à faire la loi, à s’arroger le pouvoir de «dire ce qui est beau» en fonction de «ce qui se vend». Si bien que les regardants n’osent plus affirmer ce qui leur plait et les artistes parfois sont refusés _ à cause de la forme de leurs créations _par des galeristes qui ne sont plus là pour offrir une vitrine aux artistes mais pour faire de l’argent…

Je lisais l’autre jour dans ArtQuid le propos d’un (e) peintre qui faisait remarquer que le dessin n’était plus considéré, qu’il était ringardisé, un (e) autre que les tableaux scènes de nature n’intéressaient plus personne au dire des galeristes, un (e) autre que les œuvres numériques ne trouvaient pas leur place auprès de ces mêmes galeristes : la mode est à l’abstrait, au non-figuratif, même s’il y a pléthore de «croûtes» que nous ne supporterions pas une journée dans nos intérieurs !

Par chance nous avons les pinacothèques et les musées pour ravir nos regards. Nous avons aussi la chance, nous ArtQuidiens, d’avoir à notre disposition une galerie de dimension internationale, qui ne refuse aucune œuvre et nous permet de réagir selon ce que nous sommes, par le contact avec des artistes de toutes écoles et libérés de cet esprit de mode.

Là, tout se passe à «coups de cœur» : cœur de l’artiste qui présente ce qu’il est en toute sincérité et coup de cœur du regardant qui choisit ce qui lui plait et l’affirme.

Chez ArtQuid il n’y a que la norme de la bienséance et le silence est respect de l’autre…

Merci
Philippe Negre
Premium members Philippe Negre, April 23
Je viens de lire votre commentaire: j'adhère pleinement… D'autant que mon style n'est pas du tout dans la mode du moment.
Bravo pour cette analyse!
Sybartiste
Premium members Sybartiste, April 28
Je pense que vous avez tout dit et j'adhère totalement à vos idées sur le sujet de l'art.
Artistement votre sybille
Emotion
Emotion, September 20
Beau texte et j aime paticulierement sur le snobisme
Mon peère étant peintre n a jamais donné cette facon mercantile et snobede l art… Il nous a toujours apris la simplicité la chance de peindre etc… Des valeurs essentielles
Je souris de la prétention dans certaines galerie soyons juste nous meme : c est a dire authentique je vous rejoins dans tout votre texte et je dirai attention jeunes peintres restez vous meme
Amities cher Raymond
Emotion
Claudine Lux
Premium members Claudine Lux, September 16
Si l'appât du gain ne polluait que le domaine artistique !
Herbert French
Herbert French, September 12
Le constat que vous faites sur l'effet de mode et de financiarisation de l'art dans le milieu des galeristes, est tout à fait vrai et dénote un mélange de genres art/argent, parfois malsain.

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